Après Fukushima, EDF ne respecte pas toutes les consignes de sécurité

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C’était la principale préconisation pour renforcer la sûreté des centrales françaises après la catastrophe de Fukushima : installer des diesels d’ultime secours. Elle n’a toujours pas été mise en œuvre et vaut au groupe une information judiciaire pour délit de favoritisme et mise en danger d’autrui.

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La catastrophe de Fukushima, c’était en 2011. Il y a une éternité. L’accident nucléaire le plus grave depuis Tchernobyl, 25 ans plus tôt. Sept ans plus tard, le site doit encore être refroidi en y déversant chaque jour de grandes quantités d’eau. En France, après des mois d’analyses, l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) ressort en 2012 convaincue qu’un accident majeur est possible en France. Pour l’éviter, elle prescrit à EDF toute une série de mesures, qui reposent sur le concept de « noyau dur » pour protéger le cœur du réacteur des risques liés, notamment, aux séismes et aux inondations.