Sur les Champs, la stratégie du flashball

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Sur les Champs-Élysées, les forces de police sont intervenues dès le matin pour disperser les gilets jaunes. Le changement de stratégie du ministre de l’intérieur a conduit les policiers à aller « au contact » des manifestants. Parmi les personnes touchées par des tirs de flashball, deux photographes.

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« On est des lapins ! » s’écrie un manifestant en baissant la tête. « La chasse aux lapins est ouverte ! » Autour de lui, en haut des Champs-Élysées, la foule des gilets jaunes cherche à se disperser, et tourne sur elle même, en baissant la tête. À une quinzaine de mètres, des policiers d’une unité anticriminalité, positionnés en amont d’un groupe de gendarmes, et armés de flashball, sont venus faire des cartons. Ils cherchent des cibles dans la foule. Forcément, les cibles bougent. Ils tirent. Ici et là, on voit un, deux, trois gilets jaunes tomber par terre, touchés par des balles en caoutchouc, dans le dos, au front, à la jambe.