François Ruffin: «Si les labos ne veulent pas céder les brevets, on les prend!»

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Pourquoi ne pas faire du vaccin contre le Covid-19 un bien public ? Échange dans « À l’air libre » entre François Ruffin, député de La France insoumise, et la docteure Sophie Crozier, neurologue, membre du Conseil national d’éthique.

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Le débat sur la possibilité de faire du vaccin un bien public est mondial. Il y a eu en mai 2020 cet appel de la communauté internationale lancé par le Yunus Center, du prix Nobel de la paix Muhammad Yunus. Un appel signé par 155 personnalités à ce jour dont l’ancien président russe Mikhail Gorbatchev, l’ancien président brésilien Luiz Inácio Lula, le chanteur Bono ou l’acteur Matt Damon mais aussi l’entrepreneur milliardaire Richard Branson ou encore pour les Français la maire de Paris Anne Hidalgo.

Le débat monte également en France, mais plus doucement. Ainsi cet appel publié sur le site du Journal du dimanche, dans lequel une centaine de scientifiques signent un appel au président français Emmanuel Macron. Dans ce texte, ils demandent au gouvernement français, d’agir de manière ferme et résolue pour notamment « obtenir rapidement les licences nécessaires sur les vaccins anti-Covid déjà validés » mais aussi aux sociétés productrices de vaccins « de concrétiser leur accord pour l’attribution des licences aux autres sociétés pharmaceutiques capables de produire également ces vaccins ».

Le débat est plus compliqué qu’il n’y paraît, comme l’expliquait déjà Jérôme Hourdeaux dans un récent article. Sur le plateau d’« À l'air libre », la neurologue Sophie Crozier, également membre du Comité consultatif national d’éthique, signataire de l’appel du JDD, et le député de la Somme, François Ruffin, de La France insoumise.

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