Mon pistolet sous l’oreiller

Un policier sur deux conserve désormais son arme hors service. Mais la pratique reste très discutée au sein des forces de l'ordre.

Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

D’après le service de communication de la police nationale (Sicop), un policier sur deux conserve désormais son arme hors service. Ils doivent la porter à la ceinture, avec leur carte professionnelle et leur brassard. À la maison, ils sont censés la garder dans un coffre scellé, les munitions à part. Parmi les policiers interrogés par le site Les Jours, la question de l’arme hors service est très clivante. Les policiers de PJ et ceux de la sécurité sont les plus coutumiers de cette pratique.

Certains jugent cette pratique ridicule, d’autres policiers « 24 heures sur 24 » s’y attachent par superstition ou par gain de temps pour éviter de repasser au service le lendemain matin. « Le truc qui revient dans leur discours, c’est : “S’il se passe quelque chose quand je vais à Carrefour”… » dit un commissaire. Un autre policier plaisante : « C’est un peu comme la capote que tu gardes sur toi en allant faire tes courses au Carrefour Market : ça ne sert à rien, mais si tu croisais Natalie Portman et qu’elle te faisait des avances, tu te boufferais les doigts de ne pas l’avoir prise. » «  Un policier pas armé, c’est un secrétaire », lance un agent de la BAC.

À lire dans Les Jours

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale