Sous les tapis des tisseuses, l’écho de la domination coloniale

En 1964, une soixantaine de familles de harkis ont été parquées dans une cité à l’écart de Lodève pour faire tourner ce qui allait devenir l’annexe de la manufacture de la Savonnerie de Paris, et raviver la tradition textile locale. Mais côté coulisses, l’Algérie française y a joué quelques prolongations.

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Lodève (Hérault).– De cette histoire il ne reste presque plus rien. Les premières tisseuses harkies de Lodève sont retraitées, ou mortes… La « Cité de la gare » a été détruite, et les tôles de la première usine, dispersées. Ne reste plus qu’un mélange de fierté et d’amertume, dont les générations d’après sont encore imprégnées. « Elles étaient très fières de faire ces beaux tapis. On leur a volé un peu de leur patrimoine », soupire Dehiba Noureddine, fille de lissière.

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