Des associations dénoncent un « traquenard » dans la prise en charge d’exilés

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Déplacements en régions non préparés, placements en rétention, mesures d’éloignement… Selon associations et exilés, la mise à l’abri ayant suivi une action organisée le 1er septembre à Paris aurait mal tourné pour une partie des personnes censées être prises en charge.

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«On a été emmenés en car sans qu’on ne nous informe de l’endroit où on allait », raconte Mody, entouré de plusieurs exilés et de membres du Collectif Réquisitions, représentant les associations Utopia 56, Solidarité migrants Wilson, Droit au logement (DAL) ou la Coordination des sans-papiers 75 (CSP75). Mardi 7 septembre au matin, tous sont revenus sur les lieux de l’action de « visibilisation » organisée six jours plus tôt au pied de la préfecture de Paris, visant à installer un campement éphémère dans l’espace public pour interpeller les autorités sur la situation de 600 personnes confrontées à la rue faute d’hébergement.