De la primaire au ministère, la conversion de Montebourg

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Depuis une semaine, le ministre du redressement productif proclame son admiration pour le rapport Gallois sur la compétitivité et le coût du travail. Un discours qui semble à des années-lumière du candidat de la primaire, adversaire de la finance. Arrivé à Bercy, le chantre de la démondialisation s'est-il transformé ?

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Il y a un an, il avait des « idées et des rêves ». Il en a même fait un livre. Aujourd’hui, Arnaud Montebourg est ministre et c’est le rapport Gallois qu’il rêve de voir trôner en librairie. « Tous les Français devraient le lire. J’ai suggéré au premier ministre d’en faire un livre de poche pas cher », a-t-il lancé jeudi. Sans ironie aucune. Montebourg n’est plus le candidat de la démondialisation, mais un locataire de Bercy favorable à la baisse du coût du travail, qui a bataillé ferme pour que le gouvernement s’engage dans un vaste plan de compétitivité. De quoi perturber ses électeurs de la primaire, souvent issus de la gauche du PS, du Front de gauche ou nostalgiques de Jean-Pierre Chevènement, qui ont cru en une nouvelle figure pour les représenter.