Les paniers bio font des envieux

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Le succès des Amaps (association pour le maintien d’une agriculture paysanne), qui mettent en relation directe agriculteur et consommateurs, donne des idées aux grandes surfaces et à certaines sociétés qui se développent sur Internet. Mais le circuit est bouché, les maraîchers bio du cru étant déjà submergés par la demande.

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Jeudi 18 heures sur un terrain vague des quartiers nord de Marseille, c’est soir de distribution à l’Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) de la Mûre. Georges Gomis, ancien agriculteur hors-sol reconverti dans le bio, livre une cinquantaine de paniers à 24 euros. Les «amapiens» aident «leur agriculteur» à décharger les cageots de légumes et surveillent le remplissage des paniers. Georges est précieux. Et très courtisé. «On me contacte souvent pour fournir d’autres groupes mais je sers déjà cinq soirs par semaine, au-delà je ne peux pas», explique l’homme de 50 ans.