Les «arrestations préventives» ou la fin du droit de manifester

Samedi, les forces de l’ordre ont multiplié les arrestations de manifestants de manière préventive : ceux-ci étaient simplement soupçonnés de vouloir participer à un rassemblement violent. Beaucoup ont terminé en garde à vue. La moitié ont fait l’objet d’un classement sans suite. Il n’y avait rien à leur reprocher.

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C’est un bilan judiciaire sans précédent pour un mouvement social. Sur la seule journée du samedi 8 décembre, les forces de l’ordre ont interpellé 1 723 personnes participant au mouvement des « gilets jaunes », dont 1 082 rien que sur Paris.