Pour une nouvelle République

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Pour sauver sa présidence, Emmanuel Macron ne devrait pas seulement parler pouvoir d’achat. Il devrait répondre à un mouvement qui porte au premier plan une question ultra-politique : la réforme des institutions. Comment sortir d’une démocratie dévitalisée par le crétinisme présidentialiste ? À leur manière, les « gilets jaunes » reprennent des propositions écartées lundi soir par le président.

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C’est l’une des surprises, et une bonne surprise, du mouvement des « gilets jaunes ». Depuis 20 ans au moins, la vulgate commune nous impose l’énoncé suivant : la réforme des institutions, donc du système politique, de ses modes de représentation et de délibération, n’intéresse personne et surtout pas le « bon peuple ». Vous avez écouté les sondeurs, les éditorialistes et la plupart des responsables politiques : cette question n’était pas seulement incompréhensible pour l’électeur dit « moyen », elle était illégitime, nous disaient-ils, tant la Ve République avait fait la preuve et de sa stabilité et de sa capacité d’évolution.