Le FN tourne la page de la «dédiabolisation»

Par Pseudonyme

Arrondir les angles, durcir la ligne. Lors de son XVIe congrès, qui se tenait à Lille ce week-end, le Front national s’est livré à un remarquable grand écart : revendiquer une « refondation » sous le signe du « rassemblement », tout en se glorifiant de la présence du sulfureux Steve Bannon, soutenu par les milieux suprémacistes américains et en adoptant un nom qui rappelle un mouvement collaborationniste.

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« La dédiabolisation ça ne sert à rien. C’est de la langue de bois, du conformisme : on ne va quand même pas faire la danse du ventre devant nos ennemis ! » lâche une militante d’une soixantaine d’années qui se présente comme une ex-collaboratrice de Jean-Pierre Stirbois, secrétaire général du Front national entre 1981 et 1988, sous la présidence de Jean-Marie Le Pen.