Rachida Dati laisse «une justice saccagée», déplorent les magistrats

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Rachida Dati quitte le ministère de la justice. L’heure est au bilan, entre refonte de la carte judiciaire, instauration de peines planchers, création d'un juge des victimes, rénovation du code pénal... Dans une étude dont Mediapart révèle la teneur, l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) dresse l’inventaire critique de ses trente réformes. La conclusion du président de l’USM, Christophe Régnard, est impitoyable: «Il est évident que le bilan est mauvais.» Le magistrat va même jusqu'à parler d'une «justice saccagée».

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Fraîchement élue au parlement européen, Rachida Dati quitte le ministère de la justice, poussée hors du gouvernement par Nicolas Sarkozy à l'occasion du remaniement. L’heure, donc, est au bilan, entre refonte de la carte judiciaire, instauration de peines planchers, création d'un juge des victimes et rénovation du code pénal... Entre autres. Face à l’auto-satisfecit de la garde des Sceaux, qui se vante d’avoir porté depuis mai 2007 «30 réformes pour une justice plus humaine» (télécharger la note de la chancellerie ici), le principal syndicat des magistrats parle, lui, au contraire, de «gâchis».