Comment le pouvoir manipule l'enquête pour mieux communiquer

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Pour l'Elysée et la majorité présidentielle, tous les moyens, médiatiques et judiciaires, sont bons pour contenir le scandale Bettencourt. Retour sur ces derniers jours.

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L'affaire Bettencourt est devenue, au fil des semaines et des révélations, un coffre-fort autant qu'une bombe à retardement. Face aux multiples dangers que représentent aujourd'hui les développements inattendus de cette affaire pour l'Elysée et la majorité présidentielle, tous les moyens sont bons pour empêcher que l'incendie ne prenne durablement. C'est le cas sur le front judiciaire, où de plus en plus de voix (avocats, magistrats, politiques...) s'élèvent pour dénoncer la conduite d'enquêtes menées à huis clos par un magistrat réputé proche de Nicolas Sarkozy. C'est aussi le cas sur le front administratif avec le rapport cousu de fil blanc commandé à l'Inspection générale des finances (IGF) afin de “blanchir” Eric Woerth dans le volet fiscal du dossier (voir l'article de Laurent Mauduit).