Hollande face au lapin de Poutine

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On oppose souvent politique étrangère et politique intérieure. Le report sine die de la visite de Vladimir Poutine à Paris aura pourtant des conséquences purement françaises. Une fois encore, François Hollande s’est ficelé dans son indécision.

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« Vladimir Poutine est disposé à venir à Paris lorsque le président Hollande se sentira à l’aise. » En langage diplomatique, il s’agit d’un camouflet ou, pire encore, d’un refus souriant, du genre « laisse les grands tranquilles et va jouer plus loin »… La phrase du porte-parole du Kremlin met un terme à une hésitation élyséenne de cinq jours. Depuis le voyage à Moscou du ministre des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, le vendredi 6 octobre, la France s’interrogeait à voix haute : fallait-il recevoir Poutine, au moment où la communauté internationale dénonce des bombardements russo-syriens qualifiés de « crimes de guerre » ?