Tarnac: l'affaire se révèle être un fiasco pour le pouvoir

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Trois ans après l'arrestation en fanfare de Julien Coupat et de huit autres personnes, tous désignés comme appartenant à la « mouvance anarcho-autonome », la justice est bien embarrassée. Car l'enquête vise maintenant les méthodes de la police antiterroriste soupçonnée de manipulation. Les juges d'instruction s'interrogent sur la qualification terroriste des faits, tandis que le gouvernement veut faire oublier ce scandale. 

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« Enlisée, l'affaire s'est complètement enlisée », estime Me Thierry Lévy, l'un des avocats des mis en examen de Tarnac, accusés d'avoir saboté plusieurs lignes à grande vitesse (LGV) entre octobre et novembre 2008. Trois ans après les faits et l'arrestation en fanfare de Julien Coupat, de sa compagne Yildune Lévy, ainsi que de sept autres personnes, à l'époque désignés comme appartenant à la « mouvance anarcho-autonome », l'information judiciaire pourrait se terminer beaucoup plus discrètement d'ici l'été.