Guyane: de la crise sociale à la crise technocratique

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En Guyane, le mouvement de contestation est scindé entre les partisans de la ligne dure, qui veulent poursuivre les barrages, et les adeptes du dialogue avec Paris. Pendant ce temps, dans la capitale, faute d'espace politique et d'interlocuteur légitime, le gouvernement échafaude avec peine des solutions techniques pour pallier dans l'urgence le manque d'infrastructures de ce territoire français en Amérique du Sud.

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C'est tout le paradoxe de cette crise sociale qui secoue la Guyane depuis plusieurs semaines : un programme étatique qui prévoit la construction d'écoles, de collèges, de lycées, d'hôpitaux, peut-il être qualifié de « plan d'urgence » ? La question est d'importance. Sur place, elle divise le collectif de citoyens qui appelait jusqu'ici avec une remarquable unité à la mobilisation.