Don du sang: des investisseurs privés arrivent, la recherche publique freinée

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LFB, le fabricant français de médicaments à partir de dérivés du sang, ouvrira son capital à des investisseurs privés d’ici à la fin de l’année. La nouvelle direction entend tripler sa production à partir de 2024, se concentrer sur les remèdes et les marchés les plus rentables. Quitte à se fournir de plus en plus en plasma à l’étranger, où les donneurs sont payés. En France, le débat sur l’indemnisation est relancé.

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Daniel en est à son 121e don de plasma. Cela lui donne « l’impression de servir à quelque chose », commente-t-il, paisiblement allongé sur son brancard, bercé par le bruit de la machine de prélèvement qui trie son sang pour en extraire uniquement le plasma.