Derrière des projets d’attentats, la petite scène de l’ultra-droite alsacienne

Par Guillaume Krempp et Robert Schmidt (Rue89 Strasbourg)

Avant d’être arrêté pour un projet d’attentat, visant notamment une loge maçonnique et le ministre de la santé, Thibaud Rufra faisait des saluts fascistes au sein de groupuscules néonazis. Avant cela, le jeune homme de 29 ans avait également figuré sur la liste FN de Haguenau, aux municipales de 2014.

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«Ils étaient là dès 6 h 30. Une vingtaine de camionnettes et des dizaines de policiers encagoulés. Il y avait même une ambulance. Tout était bloqué. » D’une voix encore inquiète, Sylvie* évoque l’interpellation de trois de ses voisins, mardi 4 mai. C’est aux aurores, dans une fin de rue coincée entre un terrain vague occupé par des caravanes, une unité de production de béton et quelques maisonnettes, que le RAID, unité d’élite de la police nationale, est intervenu ce jour-là, dans ce coin isolé de Haguenau (Bas-Rhin).