Les enseignants s’agacent d’être accusés de déserter leurs classes

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Classes trop exiguës, effectifs réduits, manque de personnels de nettoyage pour désinfecter les écoles, protocole sanitaire strict, inquiétudes des parents : les freins à la reprise de l’école sont multiples. Une partie de la presse se focalise sur les 5 % d’enseignants qui n’ont pas donné signe de vie ou presque pendant le confinement et après. Injuste, disent syndicats et professeurs.

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La dernière petite musique à la mode agace les enseignants. Pendant le confinement, leur travail pour maintenir un lien avec leurs élèves a été salué par les parents et le ministre de l’éducation nationale. Mais aujourd’hui, changement de ton, le déconfinement venant, les mêmes sont accusés, pour une partie d’entre eux, d’avoir déserté leur poste. La polémique grossit à la faveur de quelques éditoriaux de journalistes en vue, de reportages télévisés et d’invectives sur les réseaux sociaux. Les enseignants seraient des tire-au-flanc qui se seraient évanouis dans la nature. Ils seraient aussi réfractaires à la reprise, d’où l’impossibilité pour des parents de remettre leurs enfants à l’école et de reprendre le chemin du travail alors que le pays se déconfine de plus en plus.