A Toulouse, la jeunesse politisée est déjà déterminée

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À Toulouse, jeunes et étudiants étaient bien présents dans la manifestation mardi après-midi. Remontés contre « le gouvernement Macron et son monde », affûtés sur le contenu des ordonnances de la loi travail, ils ont promis de revenir plus nombreux le 21 septembre.

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« Eh, qu'est-ce que vous foutez-là, vous !? Vous avez accompagné le gouvernement pendant 5 ans, non ? Toi, je te reconnais, t'étais au PS avant… Moi, si j'étais vous, je me ferais discret, hein ! Putain, j'y crois pas, vous avez pas honte ?… » Dreadlocks rassemblés en chignon, regard et verbe vifs, le jeune prend à partie un groupe de militants du mouvement du 1er juillet, l'organisation de Benoît Hamon. Face à lui, un quinquagénaire encaisse, mâchoire serrée, sans un mot, semblant se préparer à un difficile après-midi… À tort. La manifestation toulousaine qui a rassemblé ce mardi entre 8 000 (police) et 16 000 ou 20 000 manifestants (selon les interlocuteurs CGT) s'est déroulée sans heurts notables avec la police et sans frictions internes visibles, jusqu'à son éparpillement aux alentours de 16 h 30.