À l'Assemblée, Manuel Valls se pose en garant de « l'esprit du 11 janvier »

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Galvanisé, le premier ministre s'est fait ovationner à quatre reprises par l'Assemblée nationale au cours d'un long discours d'hommage aux victimes des attentats de Paris. Célébrant « l'esprit du 11 janvier », Manuel Valls s'est posé en garant de l'unité nationale. « Il se dit que son heure est venue », dit un ministre.

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On l’avait laissé à la traîne de François Hollande, lesté d’un boulot ingrat, peinant à élargir son espace politique. En décembre, le premier ministre, englué par l’absence de résultats du gouvernement sur le front économique, avait eu du mal à faire parler de lui (lire notre article). Et de nombreux députés de la majorité pariaient déjà sur la fin anticipée de son séjour à Matignon. Mais les attentats meurtriers de Paris ont tout changé.