Le Conseil constitutionnel se noie dans le formol

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Le maire de Bordeaux Alain Juppé, l’ex-ministre Jacques Mézard et le sénateur LR François Pillet feront bientôt leur entrée au Conseil constitutionnel. La nomination du mentor d’Édouard Philippe, condamné en 2004 dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, et celle d’un ancien membre du gouvernement en disent long sur la façon dont Emmanuel Macron envisage l’institution.

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Trois hommes s’apprêtent à faire leur entrée au Conseil constitutionnel. Mercredi 13 février, le président de la République et les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont révélé les noms des personnalités choisies par leurs soins pour remplacer Lionel Jospin, Michel Charasse et Jean-Jacques Hyest, dont le mandat s’achève le 11 mars. Ils rejoignent une équipe composée de neuf « sages », dont quatre femmes, nommés pour neuf ans.