Faute de famille d’accueil, des bébés dépérissent à l’hôpital

Par Elsa Sabado (Mediacités Nantes)

À Nantes, les nourrissons protégés de leurs parents dès la naissance et placés à l’hôpital paient cher le manque de places en pouponnière et la raréfaction des familles d’accueil. Ces derniers mois, le syndrome d’hospitalisme, cette carence affective qui conduit à un état dépressif grave, a frappé certains de ces nouveau-nés.

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Nantes (Loire-Atlantique).– « Je ne peux vous accorder qu’un quart d’heure. Il est 16 heures, on vient de recevoir une ordonnance de placement provisoire qui implique d’aller chercher un bébé demain chez ses parents avec les forces de l’ordre. Et je ne lui ai pas encore trouvé de place en famille d’accueil ou en pouponnière », nous prévient un cadre éducatif de l’une des unités de l’aide sociale à l’enfance (ASE) de Loire-Atlantique, lorsque nous lui demandons un entretien.