Macron décide, l’intendance suivra (ou pas)

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Mesures imposées, certitudes assénées, absence de débats, revirements, mises en cause, reniement des promesses... L’allocution du chef de l’État, lundi soir, dessine une image assez nette de la façon dont il exerce le pouvoir et entend aborder l’élection présidentielle de 2022.

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La même pièce, les mêmes rôles, les mêmes scènes. Depuis plus d’un an, le pouvoir exécutif rejoue indéfiniment les trois actes de sa gestion erratique de la crise sanitaire. D’abord, la montée dramatique : Emmanuel Macron s’apprête à prendre la parole, personne ou presque ne sait ce qu’il va annoncer. S’ensuivent quelques jours de flottement et de supputations de couloir qui plantent le décor. Puis, le chef de l’État s’exprime enfin. Il fait part des décisions qu’il a prises quelques heures plus tôt dans le huis clos du conseil de défense.