A Saint-Denis, PS et PCF en pleine bagarre pour la municipale

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Le député socialiste Mathieu Hanotin a annoncé sa candidature à la municipale, pour prendre au PCF ce bastion emblématique du communisme municipal. Enjeu: comment gérer une grande ville populaire?

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L’affrontement semblait inéluctable depuis un moment déjà. Et dès la rentrée, les hostilités ont commencé. En déclarant sa candidature à la mairie de Saint-Denis, pour les municipales de mars 2014, le député PS Mathieu Hanotin entend achever la conquête du plus emblématique des bastions de la banlieue rouge. Dans un département déjà tombé aux mains de Claude Bartolone en 2008 (lire notre récit), cette ville de 106 000 habitants est pourtant communiste depuis 1920 et le congrès de Tours, quand le socialiste Gaston Philippe a laissé sa place aux communistes en cours de mandat. Et même quand Jacques Doriot préféra la collaboration au soviétisme pendant la Seconde Guerre mondiale, c’est le résistant communiste Auguste Gillot qui reprit la mairie, et le siège de premier édile, les armes à la main lors de la libération. Le même Gillot qui sera l’un des premiers grands maires à avoir pratiqué l’union de la gauche au niveau municipal, dès le mitan des années 1960, prémisses du programme commun PS/PCF, qui surviendra au niveau national en 1972. Tout un panthéon de l’histoire de la gauche qui se retourne aujourd’hui dans sa tombe.