Élèves handicapés : une rentrée de couacs et de faux-semblants

Si l’on en croit les chiffres, l’Éducation nationale serait de plus en plus inclusive, avec 400 000 élèves handicapés dans ses rangs. Mais sur le terrain, malgré les annonces du gouvernement, les conditions d’accueil tournent encore bien souvent au bricolage.

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«Chaque veille de rentrée, c’est pareil, tempête Jérôme*, père de Camille, 5 ans et porteuse de trisomie 21. On ignore si une AESH [accompagnant d’élèves en situation de handicap – ndlr] sera présente pour notre fille, si son emploi du temps comblera les besoins… Quand ce n’est pas le cas, on passe des heures au téléphone entre les numéros verts** et le rectorat pour trouver une solution. La première année, on m’avait carrément proposé de garder Camille à la maison quand son AESH ne pouvait être présente ! Cette année, elle a eu quelqu’un le troisième jour : on respire. »

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