«Tolérance zéro», «politique du chiffre»: le grand bond en arrière sécuritaire

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Depuis la nomination du nouveau gouvernement, l’exécutif multiplie les clins d’œil à la rhétorique sécuritaire de la fin des années 1990. Celle-ci, importée des États-Unis, semblait pourtant enterrée, en raison de son inefficacité et de ses effets pervers.

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En tenant mardi 13 octobre, son premier point presse mensuel de présentation des chiffres de l’insécurité, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin s’en est défendu : « Il ne s’agit pas d’évoquer une nouvelle politique du chiffre (…) mais d’évoquer une politique du résultat. »