En Languedoc, le FN mise sur l'abstention à gauche

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Comme dans la quasi-totalité des régions en triangulaire, le PS a accepté une fusion sans ambition programmatique avec les écologistes et le Front de gauche. Si les socialistes sont confiants, l’hypothèse de mauvais reports de voix qui profiteraient au FN inquiète.

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Panser les plaies pour, peut-être, penser l’avenir. Dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (LRMP), longtemps l’une des seules promises aux socialistes (emmenés par Carole Delga, qui a fait 24,5 % au premier tour), les 31,8 % du FN au premier tour ont agi comme une forte prise de conscience à gauche. En l’espace d’une semaine, dans la seule région qui a vu une “autre gauche” que le PS passer la barre des 10 % (la liste “Nouveau Monde”, regroupant EELV et le Front de gauche derrière l’écolo Gérard Onesta), une ambiance “gauche plurielle traumatisée” plane sur l’entre-deux tours.