Violences en ligne: la France s’en remet aux «plateformes»

Par

Le secrétaire d’État au numérique a présenté jeudi le plan du gouvernement pour lutter contre le cyber-harcèlement et les « contenus haineux ». S’il n’est plus question d’empêcher l’anonymat en ligne, une censure préventive confiée aux algorithmes est attendue.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il y a peut-être une bonne nouvelle : l’enterrement du souhait du président de la République de mettre en place « une levée progressive de toute forme d’anonymat » en ligne. L’affaire de la Ligue du lol, survenue en pleine réflexion gouvernementale sur la lutte contre le harcèlement et les « propos haineux » sur Internet, a en effet bien montré qu’il n’y avait pas besoin d’être anonyme pour se livrer à une terrifiante entreprise de harcèlement en meute, d’ailleurs condamnable depuis l’été dernier. Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, l’a rappelé jeudi matin.