Royal Monceau: anatomie d'un gâchis judiciaire

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Déclenchée il y a onze ans, l'enquête sur le célèbre palace, le Royal Monceau, emblématique des dérives des tribunaux de commerce, vient de se solder par un non-lieu général. Histoire d'un fiasco judiciaire.

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L'une des plus importantes affaires financières de ces dix dernières années ne sera jamais jugée. Le juge d'instruction parisien Roger Le Loire a signé, le 1er avril, conformément aux réquisitions du parquet en date du 14 février, une ordonnance de non-lieu général dans le dossier du Royal Monceau, célèbre palace situé à deux pas des Champs-Elysées dont les déboires financiers avaient provoqué de vives polémiques à la fin des années 1990. Tous les acteurs du dossier, au premier rang desquels le richissime homme d'affaires Osmane Aïdi (âgé de 77 ans), ressortent blanchis de ce qui apparaît aujourd'hui comme une affaire maudite sur le plan judiciaire. Pourtant, tous les ingrédients d'un scandale financier de premier ordre semblaient réunis dans ce dossier sur lequel plane, depuis son origine, un entêtant parfum de corruption.