Société Parti pris

Et maintenant, radicaliser l’urgence

Alors que le déconfinement ne ressemble guère à une libération, les trois temps de mobilisation annoncés cette semaine — contre le racisme, pour la santé et « contre la réintoxication du monde » — désignent les priorités du monde de maintenant.

Joseph Confavreux

14 juin 2020 à 18h48

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«Le temps du déconfinement est venu et il aura déçu à peu près tout le monde », juge l’appel d’écologistes, de zadistes et de syndicalistes appelant à « bifurquer » le 17 juin prochain.

« C’est le déconfinement qui devient beaucoup plus douloureux ; comme un prisonnier qui aurait bénéficié d’une permission trouverait encore plus insupportable de retrouver la cellule à laquelle il avait fini par s’habituer. On attendait un grand vent de libération, mais il nous enferme à nouveau dans l’inévitable “marche de l’économie”, alors que pendant deux mois les explorations du “monde d’après” n’avaient jamais été plus intenses », enchaîne le philosophe Bruno Latour.

Les expériences du confinement, et de sa levée, ont été tellement hétérogènes – sans même parler des premières lignes du soin et des premiers de corvée de la logistique qui n’y ont pas eu accès et ne voient pas bouger les lignes de la hiérarchie sociale et salariale – qu’il est impossible de généraliser un sentiment sur le moment que nous vivons.

Mais force est de constater qu’il ressemble moins à une libération qu’à une désillusion : libertés entravées, visages dissimulés, pollution redoublée, production fossile relancée, conditions de travail inchangées…

Les soulèvements mondialisés, liés aux violences policières et aux inégalités raciales visibilisées par une vulnérabilité inégale face au virus (mesurable statistiquement aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, et flagrantes même sans cela en Seine-Saint-Denis, par exemple), dessinent toutefois la possibilité que les espoirs d’utopie ne se transforment pas en atonie généralisée, sur fond de précaution sanitaire, de déflagration sociale, de chantage à l’emploi et de contraintes familiales et domestiques accentuées par des réouvertures d’écoles et de crèches relevant davantage de la communication gouvernementale que du réel.

Comment, alors, dans un tel contexte, envisager concrètement des « jours heureux », titre initial du programme du Conseil national de la Résistance de 1944, cité par le président de la République en conclusion de son allocution du 13 avril dernier ? Emmanuel Macron a ensuite commis l’outrance, dans son tweet du 2 juin dernier, d’affirmer que « la réouverture des cafés, hôtels et restaurants » suffisait à signer « le retour des jours heureux ».

Le livre collectif Résistons ensemble. Pour que renaissent des jours heureux, publié en version numérique et gratuite mercredi 27 mai, journée nationale de la Résistance, par Florent Massot, n’entend pas, lui, se contenter de quelques verres en terrasse. Il rassemble une quarantaine de textes signés par des auteurs allant des cinéastes Cyril Dion et Coline Serreau à la cofondatrice du collectif Front de mères Fatima Ouassak, des « gilets jaunes » Priscillia Ludosky et François Boulo aux écrivains Alain Damasio et Pacôme Thiellement.

Il se situe, dixit le journaliste Denis Robert qui en a rédigé la préface, loin « des promesses factices de “jours heureux” exhibés par Emmanuel Macron dans ses discours opportunistes », qui mènent « à encore plus d’inégalités, de troubles, de manipulations, d’asservissements, de violence et de morts ».

Le sentiment que la période actuelle nécessite de nouvelles formules dignes de celles portées à la Libération est partagé par Monique Chemillier-Gendreau, spécialiste de droit et sciences politiques, qui prolonge chez Textuel un texte initialement publié dans Le Club de Mediapart, intitulé Pour un Conseil mondial de la Résistance, entendant poser les « bases concrètes d’un monde nouveau ».

Qu’on juge nécessaire de se situer par rapport au moment fondateur de l’après-Seconde Guerre mondiale ou qu’on préfère mobiliser d’autres références, à l’instar du Chiapas, sur lequel l’historien Jérôme Baschet fonde ses Adieux au capitalisme, on peut s’accorder avec ce dernier sur l’idée, déployée dans un texte intitulé « Le XXIe siècle a commencé en 2020 », que s’affrontent d’ores et déjà « deux options opposées : d’un côté, la perpétuation du fanatisme de la marchandise et d’un productivisme compulsif menant à l’approfondissement de la dévastation en cours ; de l’autre, l’invention, qui déjà tâtonne en mille lieux de nouvelles manières d’exister rompant avec l’impératif catégorique de l’économie et privilégiant une vie bonne pour toutes et tous ».

Parmi les partisans de la seconde option, certains points font débat. Bruno Latour propose de se « déséconomiser » après avoir fait le constat que l’économie « n’apparaît plus comme un mouvement irréversible qui ne doit ni ralentir, ni bien sûr s’arrêter, sous peine de catastrophe » et cherche un endroit « où atterrir ». Sans prétendre pouvoir dire s’il faut, pour cela, se « lancer dans la permaculture, prendre la tête des manifs, marcher sur le Palais d’Hiver, suivre les leçons de saint François, devenir hacker, organiser des fêtes de voisins, réinventer des rituels de sorcières, investir dans la photosynthèse artificielle », il insiste sur la nécessité de « re-politiser l’appartenance à un sol » et de forger des institutions capables d’affronter la « nouvelle question géo-sociale » fusionnant socialisme et écologisme.

Au moment où beaucoup, à l’instar de Jérôme Baschet, puisent également leurs espoirs dans des zones d’autonomie organisées en archipel, le philosophe Frédéric Lordon nuance ces deux positions. Pour lui, on « ne refait pas une “économie” – puisqu’il ne s’agit pas d’en sortir mais de la refaire – par une juxtaposition de communes ». À le lire, il faut donc « redire et la valeur essentielle et l’insuffisance matérielle des pratiques “locales” de l’autonomie », qui ne répondent pas à la question de la division du travail et ne peuvent à elles seules fournir le « socle matériel » à partir duquel « le gros de la population peut entrer dans la logique du renoncement et de la substitution ».

Logique nécessaire puisque, selon Lordon, on « ne pourra pas vouloir la fin du système qui nous promet le double désastre viral et environnemental, et la continuation de ses “bienfaits” matériels. C’est un lot : avec l’iPhone 15, la voiture Google et la 7G viendront inséparablement la caniculisation du monde et les pestes ». Mais logique qui « restera un fantasme sans suite si elle est trop exigeante » et prend la forme d’une décroissance inéquitable et austéritaire.

Quelles que soient les divergences stratégiques, il semble que la situation politique et sociale ouvre un boulevard à saisir dès la semaine qui vient. Ainsi que l’écrit le sociologue Mathieu Bonzom dans un texte récent, intitulé « Faire naître le nouveau. Luttes sociales et horizon politique aujourd’hui en France » et publié par la revue Contretemps, « il y a donc bien une opportunité à saisir. Mais il ne faut pas se tromper de constat. La situation de ce printemps a nettement augmenté les enjeux et l’urgence. Cela ne signifie pas que les masses qui n’ont pas fait grève cet hiver pour la défense du système de retraites existant, se lanceront facilement ce printemps, ou même cette année, dans un mouvement plus audacieux encore – grève vraiment générale, grande vague insurrectionnelle, ou encore autogestion de la reproduction sociale à une échelle de masse ».

Or, juge-t-il encore, si « le sentiment d’urgence politique actuel n’est pas le symptôme d’une révolution imminente, il n’est pas non plus un épiphénomène. Il sera politisé pour nous, ou contre nous. La situation nous offre des possibilités, mais nous ne sommes pas en avance dans la course de vitesse avec nos ennemis mortels ».

La bonne nouvelle dans ce moment d’un déconfinement flottant et d’une sortie de l’état d’urgence sanitaire en trompe-l’œil, est que cette politisation est d’ores et déjà à l’œuvre et que les mobilisations de cette semaine peuvent dessiner des fronts communs qui ne soient pas de plus petits dénominateurs communs.

Dans le XIXe arrondissement de Paris. © JC

Rassemblements contre le racisme et les violences policières ce samedi, manifestation nationale pour la santé et en soutien aux soignants mardi 16 juin, actions décentralisées « contre la réintoxication du monde » mercredi 17 juin : ces trois luttes appellent à déconfiner des corps politiques séparés par des semaines de confinement.

Elles témoignent surtout des priorités du monde de maintenant : en finir avec le verrou post-colonial qui ronge la société française, refonder les services publics essentiels et une capacité d’intervention étatique réelle et juste, et ne pas redémarrer une machine productive adossée à une catastrophe environnementale dont la crise sanitaire ne serait que la répétition miniature.

Pour le dire comme Bruno Latour, sans la crise climatique, « on aurait probablement pris la pandémie comme un grave problème de santé publique, mais pas comme une question existentielle : les confinés se seraient gardés de la contagion, mais ils ne se seraient pas mis à discuter s’il était vraiment utile de produire des avions, de continuer les croisières dans des bateaux géants en forme de porte-conteneurs, ou d’attendre de l’Argentine qu’elle fournisse le soja nécessaire aux porcs bretons ».

Mais ces trois manifestations autour de la question raciale, de la question sociale et de la question environnementale – dont les solutions passent aussi par le renouveau d’une question démocratique amplement bafouée par le pouvoir actuel – mettent également en lumière certains enjeux politiques à radicaliser pour rendre respirable le monde contemporain : priorité aux nouvelles générations, non à la résilience, oui à la contre-violence.

« On a fait vivre à la jeunesse quelque chose de terrible à travers le confinement »

Dans le XVIIIe arrondissement à Paris, lundi 8 juin. © JC

Quiconque a vu, en vrai ou en images, la mobilisation devant le TGI de Paris, mardi 2 juin, n’a pu qu’être frappé par la jeunesse des manifestants, qui fait écho à celle des mobilisations climat et des luttes féministes d’avant la crise sanitaire. Emmanuel Macron répèterait en ce moment à ses interlocuteurs qu’on « a fait vivre à la jeunesse quelque chose de terrible à travers le confinement : on a interrompu leurs études, ils ont des angoisses sur leurs examens, leurs diplômes et leur entrée dans l’emploi ».

Sans entrer dans des débats éthiques sur la valeur de la vie et sa corrélation avec l’âge, tels qu’ils ont opposé les philosophes Jean-Pierre Dupuy et André Comte-Sponville dans les colonnes d’AOC, on peut acquiescer à l’idée que le confinement a donné la priorité nationale aux personnes âgées et qu’il est temps, dans les prochains mois, de déplacer cette priorité vers la jeunesse.

Non pas au nom d’une logique de balancier, ou d’un mauvais choix à faire entre souci des anciens et solidarité envers les jeunes, mais parce qu’il faut rappeler que l’épidémie a atteint un pays et une société française que le sociologue Louis Chauvel juge corrodés par la « fracture générationnelle et les désillusions qu’elle accompagne ». Le chercheur décrivait, dans son dernier ouvrage, une « aliénation politique des nouvelles générations », absentes du jeu politique institutionnel et réduites, pour ce qui est de leurs mobilisations hors des urnes, aux clichés des « émeutes » pour les « jeunes de banlieue » et à la menace du « dentifrice-qui-ne-rentre-pas-une-fois-sorti-du-tube » pour les étudiants.

En finir avec cette aliénation politique ne consiste pas alors à prévenir la révolte de la jeunesse en lui redonnant un peu d’air, comme souhaite le faire Emmanuel Macron, mais à épouser les termes dans lesquels elle formule sa colère, même quand, sur les questions raciales et de genre, ces termes bousculent, depuis le champ minoritaire, non seulement les institutions de la République, mais aussi les habitudes de la société et ses cadres de pensée.

La deuxième exigence sous-tendue par les mobilisations de cette semaine est d’en finir avec un mot et une idéologie qui circulent des allées du pouvoir aux rayons des librairies, au point de devenir un gimmick de toutes les politiques publiques : la résilience. « Un concept fort utile pour ceux qui ne veulent rien vraiment changer » et qui a le vent en poupe dans le moment de l’après-déflagration sanitaire, dont il faudrait se relever en puisant dans nos ressources propres pour rebondir et continuer à vivre, non pas nécessairement comme avant, mais sans envie de renverser la table et de s’attaquer aux causes même de la déflagration.

Emmanuel Macron demande ainsi de « réinventer une nation plus résiliente ». Ségolène Royal sort un ouvrage intitulé Résilience française. Et, il y a quelques années déjà, la présidente de la Fondation Rockefeller signait un livre intitulé The Resilience dividend. Being strong in a world where things go wrong (« Le Dividende de la résilience. Être fort dans un monde où les choses peuvent mal tourner »), avant de financer des postes de « chief resilience officers » dans une centaine de métropoles du monde entier.

Le terme, venu à l’origine de la physique pour désigner la capacité d’un matériau d’absorber les chocs, a été popularisé par la psychologie, notamment, en France, par les écrits de Boris Cyrulnik. Transposé en politique et dans les politiques publiques, il permet surtout de faire peser sur les individus les effets des chocs systémiques, en supposant qu’une catastrophe, qu’elle soit de nature économique, politique ou climatique, pourrait se comparer à un traumatisme affectif et se dépasser grâce aux ressources psychiques des individus.

La promotion de la résilience n’est alors que le miroir du désengagement de l’État, de la casse des services publics et de l’abandon d’une ambition de justice commune, laissant croire qu’il suffit d’un peu de motivation, de souplesse personnelle et de pensée positive pour affronter, parmi d’autres, les menaces écologiques, les inégalités structurelles ou les déconvenues professionnelles.

Cette individualisation à outrance des problématiques sociales et politiques trouve son pendant dans une vision biaisée de la liberté, qui réduit cette dernière à la liberté de choix du consommateur et ne comprend les « libertés individuelles » que comme réduction ou absence de normes, de règles et, plus généralement, de structures collectives et/ou étatiques s’imposant à tous, telles que l’impôt ou le vaccin. Cette définition frelatée de la liberté trouve son paroxysme caricatural dans le champ libertarien, qui s’est récemment exprimé sous les traits de ces manifestants étatsuniens refusant un confinement qui ne visait pas seulement à se protéger soi, mais aussi à protéger les autres de soi.

Or, la véritable liberté ne réside pas dans l’absence d’obstacles concernant la poursuite de ses désirs, mais dans l’absence de domination. Le gouvernement actuel demeure partisan d’une vision de la liberté consumériste et décorrélée des exigences d’égalité et d’émancipation, et se contente donc de fausses promesses de libération des capacités de l’individu, par exemple pour surmonter les traumatismes qui lui sont infligés, pour faire passer la pilule des dominations sociales et économiques inchangées.

Cela explique qu’il ait fait montre, pendant cette crise sanitaire, d’un mélange de paternalisme à peu près inégalé en Europe, s’adressant à des enfants plutôt qu’à des adultes, et d’une attitude à la Ponce Pilate quand cela l’arrangeait, par exemple sur la question de la réouverture des écoles, se déchargeant sur les familles d’une décision qui aurait pu appartenir à la communauté nationale et à ses représentants s’ils avaient été légitimes à la porter.

Le moment particulier que nous vivons oblige pourtant à réfléchir – qu’il s’agisse de porter un masque, d’aller en manifestation ou d’envoyer ses enfants à la crèche – à l’articulation entre responsabilité individuelle et immunité collective, entre liberté personnelle et liens avec les autres, entre conduite de soi et règles générales.

Le troisième enjeu souligné et radicalisé par les mobilisations prévues cette semaine pourrait se résumer par cette phrase : « Je ne crois pas qu’une procédure électorale apaisée dans des institutions inchangées soit en mesure de mener à des changements radicaux, mais je pense que l’histoire va inventer ses voies, et que la violence et la subversion vont en faire partie. »

Elle n’a pas été trouvée sous la plume du philosophe Alain Badiou ou dans les colonnes du site LundiMatin, mais a été formulée, de façon moins attendue, par l’économiste Thomas Piketty dans le premier des Cahiers éphémères et irréguliers pour saisir ce qui nous arrive et imaginer les mondes de demain, intitulé « Par ici la sortie ! », que les éditions du Seuil publient jeudi prochain 18 juin.

Cette phrase oblige à se souvenir que ce gouvernement n’a reculé, à Notre-Dame-des-Landes ou face aux « gilets jaunes », que lorsqu’il a été confronté à des mouvements qui ne dédaignaient pas l’action directe. Celles et ceux qui brandissent la non-violence comme condition première de toute politique au nom d’une concorde nécessaire après le choc sanitaire font ainsi l’impasse sur la violence sociale et raciale qui motive la contre-violence. Et oublient aussi que le Mahatma Gandhi disait préférer « que l’Inde défendît son honneur par la force des armes plutôt que de la voir assister lâchement et sans se défendre à sa propre défaite » ou que Nelson Mandela ne cessa d’affirmer, jusqu’à la fin de l’apartheid, que « violence et non-violence ne sont jamais mutuellement exclusives ».

Cette question des moyens nécessaires pour empêcher le redémarrage d’activités toxiques et la reconduction de l’inégalité des vies rejoint celle du rapport de forces à établir, et de savoir comment celui-ci se construit dans un équilibre entre radicalité suffisante pour quitter le monde ancien et ralliement d’un nombre, lui aussi suffisant, de soutiens à un projet de rupture.

Comment, en effet, ne pas verser dans l’irénisme ou une « union nationale » ayant pour principale fonction d’enjamber les écarts sociaux et les discriminations raciales qui structurent et sapent la société française, sans reconduire les divisions politiques d’avant le confinement ou flatter le sectarisme et le splendide isolement de certains pans de la gauche ?

Sur ces questions, dans un texte intitulé « Le replâtrage ou la rupture », le sociologue Ugo Palheta éreinte l’appel de « 150 personnalités de gauche », jugé trop flou et mou, en argumentant que « l’heure n’est pas à la définition d’un plus petit dénominateur commun, mais à la reconstruction d’une alternative politique qui s’affirme explicitement comme menace pour les intérêts des possédants ».

Les mobilisations de cette semaine permettront déjà de sentir si cette alternative politique peut se construire en faisant exister « l’unité dans la diversité » espérée par de nombreux mouvements depuis déjà des années. Mais on sait déjà que la « bataille de l’après », pour reprendre le sous-titre du nouveau livre du prolifique François Ruffin, se joue à la fois maintenant et dans les rues, tant les derniers rounds électoraux ont été décevants.

Si l’on entend aujourd’hui ici autant la ritournelle « rien-à-voiriste » refusant de mettre en parallèle les États-Unis et la France, c’est aussi peut-être parce que l’embrasement des villes américaines, quelques semaines seulement après la perspective mortifère d’un affrontement électoral Donald Trump/Joe Biden, rappelle qu’une étincelle politique peut circuler aussi rapidement qu’un virus.

Joseph Confavreux


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