Des mails secrets de Squarcini relancent le scandale LVMH

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Des centaines de mails piratés de l’ancien patron de la DCRI sont accessibles sur Internet. Ils révèlent les petites et grandes manœuvres de l’ancien maître espion. De l’espionnage de la famille Hermès par le groupe LVMH jusqu’au lobbying en faveur du Kazakhstan dans le dossier Abliazov, en passant par les affaires de son fils Jean-Baptiste au Gabon.

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Genève (Suisse), de notre correspondante.-  C’est ce qui s’appelle être mis à nu. Depuis quelques semaines, des centaines de mails écrits entre 2013 et 2015 par Bernard Squarcini, l’ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), sont disponibles sur Internet. La fuite s’est produite sur Kazaword, ce mystérieux site qui, depuis l’été 2014, a mis en ligne des centaines de milliers de mails piratés dans les plus hautes sphères du pouvoir kazakh. Et dans les boîtes mail de tous ceux, avocats, consultants, hommes politiques et anciens policiers qui se sont mis au service du régime de Noursoultan Nazarbaïev – et dont fait partie Bernard Squarcini. En guise d’introduction, Kazaword écrit, en russe : « Nous passons le bonjour à l’ancien chef des services de contre-espionnage Bernard Squarcini en publiant une petite partie des archives de sa correspondance. »