Affaire Bastien Vivès : « La société est en train de prendre conscience de la réalité des violences sexuelles faites aux enfants »

Pour le juge Édouard Durand, qui co-préside la commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), la levée de boucliers contre l’auteur de bandes dessinées Bastien Vivès, qui met en scène pédopornographie et inceste dans certains de ses ouvrages et devait être mis à l’honneur lors du prochain festival d’Angoulême, dénote une amorce de changement de regard sur un fléau qui concerne 5,5 millions de personnes en France.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

Il n’y aura donc finalement pas d’exposition « carte blanche » à Bastien Vivès au prochain festival d’Angoulême fin janvier : la direction de l’événement l’a annoncé ce mercredi, après plusieurs jours de polémique, invoquant des « menaces » reçues par l’auteur dont l’œuvre, mais aussi les déclarations, posent question. Le festival continue de défendre l’auteur, considéré comme le petit prodige du 9e art français, estimant que son œuvre, « dans son ensemble, relève de la liberté d’expression et qu’il revient à la loi de tracer les frontières dans ce domaine et à la justice de les faire respecter ».

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Voir la Une du Journal