L’apologie du terrorisme est de plus en plus réprimée, et sévèrement

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En 2014, la loi de lutte contre le terrorisme a transféré le délit d’apologie du terrorisme de la loi sur la liberté de la presse au code pénal, facilitant sa répression. Un délit que Christiane Taubira a demandé aux parquets d’appliquer avec fermeté. En 2015, 385 peines ont été prononcées ; en 2016, les peines de prison vont jusqu’à plusieurs années.

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Depuis maintenant plus d’un an et demi, chaque jour en moyenne au moins une personne est condamnée en France pour « apologie du terrorisme » à une peine de prison pouvant aller de quelques mois avec sursis à plusieurs années ferme. Selon les chiffres du ministère de la justice, en 2015, 385 condamnations ont été prononcées contre moins d’une dizaine en 2014. Et l’année 2016 semble tout aussi prolifique. S’il est trop tôt pour disposer de statistiques, de nouvelles condamnations ou arrestations sont relayées quasi quotidiennement dans la presse régionale.