Macron face à l’inconnue des «gilets jaunes»

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Emmanuel Macron se trouve pour la première fois confronté à un mouvement citoyen spontané. « Je ne changerai pas de cap », a-t-il répété mercredi. Depuis le début du quinquennat, le manque d’écoute du pouvoir, reconnu par le président lui-même, a nourri les colères.

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C’est un mouvement hétéroclite, sans structure et sans chef, qui par sa nature même échappe à l’exécutif. Un mouvement né sur les réseaux sociaux, initialement pour protester contre la hausse des prix du carburant, et qui a grossi au fil des jours en agrégeant d’autres motifs de colère. Un mouvement dont nul n’est en mesure d’anticiper ni l’ampleur ni la portée. Et face auquel le gouvernement n’a d’autres choix que de rester « très vigilant et très attentif », pour reprendre les mots de son porte-parole, Benjamin Griveaux.