La droite n’a pas attendu la justice pour enterrer Sarkozy

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La mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion est officiellement un non-sujet pour ses adversaires à la primaire. Inutile de l’attaquer sous cet angle, arguent-ils, persuadés que l’ex-chef de l'État est déjà « cramé » politiquement.

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Il fallait voir le visage de Nicolas Sarkozy lorsque Jean-François Copé a pris la parole à la tribune du conseil national de LR (ex-UMP), samedi 13 février. Les mâchoires serrées, le regard absent, l’ex-chef de l’État a écouté son meilleur ennemi parler de « cette triste affaire Bygmalion » et du « sentiment d’émotion et de justice » qu’il a éprouvé en apprenant qu’il n’était pas mis en examen dans ce dossier. Assis derrière, le patron de l’opposition n’a pas bougé un sourcil. Y compris lorsque le député et maire de Meaux a conclu : « Et puis, ne l’oublions jamais. C’est un petit secret que je vous confie : en vérité, à la fin, ce sont toujours les gentils qui gagnent. »