Danièle Lochak: «Supprimer le mot race de la Constitution n'éradiquera pas le racisme»

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François Hollande veut supprimer le mot race de la Constitution. Professeur émérite de droit public, Danièle Lochak estime que cette décision relève d'une lecture erronée du texte fondamental, qui, indique-t-elle, ne postule pas que les races existent mais prend acte de ce que le racisme existe. Entretien.

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C'est l'article premier de la Constitution de la Ve République : la France «assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion». Lors d'un meeting consacré à l'outre-mer à Paris, le 10 mars, François Hollande a annoncé son intention, en cas du victoire à l'élection présidentielle, de le modifier. «Il n'y a pas de place dans la République pour la race. Et c'est pourquoi je demanderai au lendemain de la présidentielle au Parlement de supprimer le mot race de notre Constitution», a-t-il déclaré.