La police au quotidien: notre dossier

Trafic de stupéfiants: comment la police enquête

S’ouvre ce mercredi, à Marseille, le procès des membres présumés d’un important réseau de vente de stupéfiants de la cité de La Castellane, démantelé en juin 2013. Comment la PJ a-t-elle enquêté dans cette cité « littéralement quadrillée par les guetteurs » ?

Feriel Alouti et Louise Fessard

16 septembre 2015 à 10h12

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Les dealers décrivaient La Castellane comme une « forteresse » qu’ils s’employaient à protéger et qu’ils pensaient imprenable. Ce qu’elle fut jusqu’à ce fameux coup de filet du 17 juin 2013. Ce jour-là, la police marseillaise investit cette cité du 16e arrondissement de Marseille, nichée sur les hauteurs des quartiers nord et réputée pour être un « supermarché de la drogue ». Dans la tour K, le plus gros point de « deal » de La Castellane, les policiers perquisitionnent plusieurs domiciles, arrêtent une vingtaine de personnes et réalisent une saisie historique : 1,345 million d’euros en liquide. Quelques armes et de petites quantités de cannabis seront également découvertes. Cette opération, à l’époque grandement médiatisée, est le fruit de deux enquêtes, l’une menée depuis mai 2012 par la Brigade des stupéfiants de la Sûreté départementale des Bouches-du-Rhône et l’autre conduite à partir de décembre 2012 par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) de la police judiciaire. 

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