«Crise historique», «amateurisme»: la gestion financière du RN en question

Par

Le Rassemblement national, menacé par les affaires judiciaires, a fait une rentrée morose à Fréjus. La faute des « juges militants » pour Marine Le Pen. Pourtant, les comptes du RN laissent apparaître des dettes bien plus anciennes. Certains frontistes dénoncent une « mauvaise gestion ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

À huit mois des élections européennes, le Rassemblement national fait, dimanche 16 septembre, une rentrée morose à Fréjus (Var), empêtré dans les problèmes financiers et menacé par les affaires judiciaires. Le parti, Marine Le Pen ou ses proches sont visés par six enquêtes judiciaires, dont trois concernent le financement de ses campagnes entre 2012 et 2015. L’enquête en cours depuis 2015 sur des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen a déjà eu un effet concret : fin juin, les juges ont décidé la saisie de 2 millions d’euros d’aide publique dus au mouvement.