Près d’Alençon, le peuple des ronds-points joue sa survie

Par

Dans l’Orne, plusieurs gilets jaunes se sont mobilisés sur leur rond-point d’origine, comme à Sées, un an après le début du mouvement. Moins nombreux qu’au début, un peu perdus quant à la marche à suivre. Les clivages politiques, les images de violence et la vie de groupe ont miné l’enthousiasme initial. Mais « il y a toujours des gens qui crèvent de faim ». Les revendications, elles, sont donc intactes.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Ludovic et Steve de Romanet se marrent. « On fait un gâteau, avec une bougie ? – Bah oui, pourquoi pas ? » Ce week-end des 16 et 17 novembre marque le premier anniversaire de la prise des ronds-points par les gilets jaunes, mais il pourrait tout aussi bien, remarque un acteur historique du mouvement, « finir en enterrement grand style ». À l’entrée de Sées, au cœur de l’Orne, une trentaine de gilets jaunes sont en tout cas présents : samedi pour tracter, dimanche pour organiser un pot de l’amitié « ouvert à tous ».