Vaccins: les bénéfices du doute

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L’obligation de vaccination des enfants sera étendue, de trois vaccins aujourd’hui, à onze vaccins à partir de janvier. Face aux craintes des effets secondaires, les autorités de santé dénoncent une « désinformation ». Pourtant, des recherches scientifiques sont conduites, dans l’adversité, sur de potentiels effets rares mais graves.

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« C’est du pipeau » : invité par Mediapart à débattre sur le choix d’étendre l’obligation vaccinale, Alain Fischer, professeur d’immunologie pédiatrique, a vite évacué le sujet des effets indésirables des vaccins. Les autorités sanitaires et les laboratoires pharmaceutiques reconnaissent quelques risques rarissimes : réactions allergiques, syndrome de Guillain-Barré, narcolepsies. Interrogée le 26 juillet dernier sur la nocivité des adjuvants des vaccins, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a balayé le sujet devant l’Assemblée nationale, cinglante : « Nous sommes dans l’irrationnel le plus total. Nous travaillons aujourd’hui à lutter contre les réseaux sociaux et à lutter contre la désinformation. »