Rennes (Ille-et-Vilaine), envoyée spéciale.-  Ils détestent ça. Un petit geste amical, un regard compatissant et un mot d’encouragement : « Bon courage, hein ! » Les socialistes ne sont pas habitués à susciter la pitié. À la limite, ils préféraient quand les passants râlaient. Mediapart est retourné dans le même quartier de Rennes, où nous avions raconté la campagne du PS en 2012. Cinq ans plus tard, la gauche y offre un visage éclaté, divisé, et surtout indécis à une semaine du premier tour de la présidentielle.