A l’université, étudiants et enseignants traversent un semestre chaotique

Continuité pédagogique impossible, fracture numérique, précarité étudiante… Les raisons qui ont transformé ce semestre en casse-tête pour les universités sont nombreuses. Dans cette confusion, la question des examens polarise toutes les inquiétudes et crée des inégalités. 

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Chahrazade est épuisée. Étudiante en deuxième année de licence sciences de la vie à l’université de Versailles, elle jongle depuis le début du confinement entre les cours et les examens, en contrôle continu. Les TD, travaux dirigés en classe réduite, ont été remplacés par de longues corrections, envoyées par mail par l’enseignant. Sept à trente pages pour un cours et pour la jeune femme, souvent, toute une journée de travail quand, en temps normal, ces TD ne lui prenaient que 3 heures par session. Les cours magistraux sont, eux, plus ou moins compréhensibles selon les capacités en informatique des enseignants qui ont dû improviser et parfois composer avec des connexions erratiques. 

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