Crise finale au POI, ou le lambertisme en voie d’extinction

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Héritier d’un des courants historiques du trotskysme, le Parti ouvrier indépendant connaît une scission qui pourrait marquer la fin d’un mouvement qui a irrigué la gauche intellectuelle et politique hexagonale, et qui restait un réseau influent dans le syndicalisme français.

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Ce pourrait être anecdotique. Mais, dans l’histoire de la gauche française en général, et de l’extrême gauche en particulier, ça ne l’est pas. Le Parti ouvrier indépendant (POI), héritier du Parti des travailleurs (PT) et de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) – l’une des trois branches du trotskysme français (au côté de Lutte ouvrière et de la défunte LCR, dissoute depuis dans le NPA) et la dernière à se revendiquer “section française de la IVe internationale” –, est en cours d’implosion. Et son dirigeant principal, Daniel Gluckstein, voit sa légitimité contestée, au point d'être « suspendu » avec un tiers de l'organisation, pour avoir voulu créer une tendance en vue du prochain congrès du POI.