Mis en examen, le patron du contre-espionnage garde son poste

Par et
Le patron de la DCRI ne démissionnera pas, déclarent Claude Guéant et François Fillon après la mise en examen de ce dernier dans l'affaire d'espionnage de téléphones de journalistes. Le ministre de l'intérieur est pourtant nettement plus expéditif quand il s'agit de fonctionnaires de moindre rang.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le patron du contre-espionnage français est poursuivi par la justice pour avoir fait surveiller le téléphone d'un journaliste, mais il continuera d'exercer ses fonctions. Une situation extravagante, en tout cas sans précédent, qui soulève de nombreuses réactions indignées. Convoqué lundi 17 octobre en début d'après-midi par la juge d'instruction Sylvie Zimmermann, Bernard Squarcini, le directeur central du renseignement intérieur (DCRI) a été interrogé pendant cinq heures, et finalement mis en examen dans la soirée pour « atteinte au secret des correspondances », « collecte illicite de données », et « recel du secret professionnel ». Il n'a, en revanche, pas été placé sous contrôle judiciaire.