Sarkozy s'invente en candidat «anti-élites»

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Nicolas Sarkozy a bouclé dimanche à Marseille sa première semaine de candidat UMP. Lui qui avait promis une idée par jour s'est contenté de resservir la proposition d'un « référendum » et celle de l'introduction d'une dose de proportionnelle... déjà évoquée en 2007. Son programme ? « Redonner la parole au peuple ».

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Une campagne «du lundi matin au dimanche soir», «une prise de risque par jour», l’émergence de «nouveaux concepts» pour forcer François Hollande à se positionner, avait-on promis à l’Elysée. Nicolas Sarkozy, nous disait-on, ne va pas se cantonner à trois ou quatre thèmes, comme prévu initialement, mais déclinera finalement «énormément de propositions», comme en 2007. Lui-même ironisait, sur TF1 lors de sa déclaration de candidature, le 15 février, à propos du meeting de François Hollande, à Rouen : «C'était une longue litanie contre moi. Y a pas des idées à mettre sur la table ?» «Dimanche à Marseille, j’ai des choses à dire (aux Français)», avait-il prévenu.
Et pourtant. Depuis son entrée (officielle) en campagne, le candidat UMP n’a aligné qu’une seule proposition, répétée en boucle : le recours au référendum. Un référendum qu’il compte utiliser pour «la question du chômage, de l’indemnisation du chômage et la formation des chômeurs», mais aussi la règle d’or et le droit des étrangers.
Dimanche, pour son premier grand meeting, à Marseille (vidéo ci-dessous), devant quelque 10 000 militants, le président-candidat a fait un discours de près d’une heure. A l’arrivée, deux propositions seulement : l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les législatives (réclamée par les «petits» candidats), et la réduction du nombre de parlementaires pour laquelle il veut «engager un dialogue républicain». La première a déjà été émise (par lui-même) en 2007. La seconde est déjà défendue par François Bayrou (déjà en 2007), Dominique de Villepin et Marine Le Pen.