Après le premier tour, que faire des municipales inachevées?

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Le Parlement se réunit cette semaine pour organiser le report du second tour en juin, en maintenant les résultats du premier. La solution fait consensus parmi les forces politiques, moins parmi les juristes et les politistes. Et l’incertitude n’est pas levée sur la possibilité d’organiser un scrutin dans trois mois.

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Les élections municipales du 15 mars ont enregistré une participation historiquement basse de 44,64 %. Si ce premier tour a bien eu lieu, en dépit de protestations contre le bien-fondé de son organisation, le processus électoral a été interrompu en raison des nouvelles mesures de confinement. Il s’agit maintenant de déterminer ce qu’il advient de ces municipales inachevées et du vote de millions d’électeurs. Cela pose la question de la légitimité des opérations du 15 mars (le scrutin a-t-il été à ce point contestable ?) et de la solution la plus praticable et juridiquement défendable à adopter pour la suite.