Voici, en guise de bouquet final, la séquence à laquelle France 2 n’osait rêver en bout de soirée – TF1 avait abandonné la partie électorale depuis plus d’une heure en se désistant au profit des Bronzés 3. Léa Salamé pousse le journaliste qui fait le pied de grue à la mairie d’Évry à commenter l’attroupement formé au pied de l’escalier. Ça gueule dans tous les coins et Manuel Valls, qui fut à la peine pour se faire élire, est à la peine pour annoncer sa très chétive, piètre et misérable victoire. L’ancien premier ministre de François Hollande, Iago politique par excellence, offre les traits du traître qui s’en sort in extremis. Que l’on soit opposé au charivari qui l’empêche de s’exprimer, ou que l’on soit au contraire persuadé qu’un tel tohu-bohu n’est que justice, il faut reconnaître à ce moment de télévision sa valeur de symbole éclatant comme une gifle.