Comment Nice est devenue une pépinière du djihad

Avec 270 personnes fichées comme radicalisées, soit 13 % du total national, les Alpes-Maritimes sont le département le plus touché par la menace djihadiste. Quelque 58 Azuréens sont actuellement engagés dans les zones de guerre de Syrie et d’Irak.

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Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de la promenade des Anglais, qui a fait 84 morts et 308 blessés, habitait dans un petit immeuble jaune aux volets verts, dans le quartier de Roquebillière, l’un des plus pauvres de Nice. Coincé entre une déchetterie, des abattoirs désaffectés (bientôt réhabilités en espace culturel), une voie rapide et une bruyante gare de triage des marchandises, ce quartier fait partie de l’une des cinq zones urbaines sensibles (ZUS) des Alpes-Maritimes, dite « Saint-Charles-Bon voyage-Pasteur-Mont Gros ». De là, on ne voit pas la mer. Un tiers des jeunes y est au chômage et la moitié des familles loge en HLM.

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