Quand l'indépendance de l'AFP devient l'affaire de l'État

Par

L'AFP, future agence d'État ? Les salariés et les responsables syndicaux de l'agence le redoutent. Après avoir défendu une proposition de loi «relative à la gouvernance de l'AFP» contre laquelle son personnel s'est mobilisé, le président de l'agence, Emmanuel Hoog, cherche les moyens de convaincre de la nécessité du texte. Pour ce faire, il s'est tourné vers un cabinet de conseil en communication, dirigé par un ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

L'AFP, future agence d'État ? C'est le scénario catastrophe que les salariés et les responsables syndicaux de l'Agence France-Presse redoutent. Après avoir défendu une proposition de loi «relative à la gouvernance de l'AFP» dont les mesures ébranlent sérieusement le statut d'indépendance des journalistes et contre laquelle le personnel s'est mobilisé aux mois de mai et juin derniers, l'actuel président de l'agence, Emmanuel Hoog, semble avoir profité de la trêve estivale pour chercher des solutions permettant l'adoption discrète du texte. Et pour convaincre les différents acteurs du dossier, il a choisi de se tourner vers un jeune cabinet de conseil en communication, dirigé par un ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy.